On y proposait même des garçons».
Généralement je pars à Tanger, Marrakech ou à Saint-Tropez conclut-elle.Pour elles, il ne sagit pas de prostitution.Ce dernier avoue que les filles avec lesquelles il travaille sont choisies selon plusieurs critères, à savoir le physique, la culture générale mais surtout leur statut professionnel et celui de leurs parents.La prostitution masculine, aussi, est en expansion.La nuit nest pas finie, elle a besoin de tenir.Elle est de mèche avec une entremetteuse du quartier qui lui assure le gîte pour la passe.Elle y vient chaque jour chercher du «travail» : «Si cest pour le ménage, cest tant mieux.La passe ne coûtait pas plus de dix dirhams, et les jeunes y venaient vivre leur première expérience sexuelle.Chacune a son histoire.«Durant les années 1970, raconte ce témoin sexagénaire, il nexistait pas de quartier où il ny avait pas une maison close, sous la houlette dune brothel license australia entremetteuse, pour accueillir les clients à longueur de journée.Selon lui, «la société de consommation crée de plus en plus une frustration chez les jeunes.Sur lartère principale maisâégalementâdansâles ruelles adjacentes, vers Mers Sultan, le centre-ville historique et ses multiples cafés sont les endroits du business de la chair.«Mes clients sont tous des étrangers.On na plus le «bousbir» (célèbre quartier de maisons closes) dantan, cette antre de la prostitution légalisée du temps du Protectorat installée dans lancienne médina de Casablanca, où les soldats français, et autres marocains en mal de plaisir, venaient se divertir, mais le commerce.Najiba, mère célibataire, deux enfants, vit avec cinq autres femmes dans une même maison à Sidi Elkhadir, à Sidi Maârouf.Il leur arrive dêtre brutalement agressées et poursuivies par la police.Même si, après dix années à se prostituer à Marrakech, elle raccrocherait volontiers.En Chine, au Japon ou encore aux Etats-Unis, il y a de plus en plus de filles de familles de la classe moyenne ou même riches qui pratiquent la prostitution explique Aboubakr Harakat, psychologue et sexologue.Coucher pour coucher, autant le faire pour de largent explique Hanane, qui habite encore le même quartier.Parmi leurs clients, on trouve bisexuels et hétérosexuels amateurs de ces homos travestis, mais on y trouve également «des personnes tellement ivres qui ne font plus la différence entre un homme et une femme souligne Foulla, sur un ton amusant.Elles y ont échoué après une longue dérive et nont que leur corps comme source de revenus coécrivent les deux sociologues, Soumia Naâmane et Chakib Guessous dans leur livre Grossesses de la honte (Ed.
Les filles de joie, on les trouve aussi, la nuit, du côté du boulevard dAnfa, à laffût de clients potentiels.

Une industrie prospère et tolérée, comme dautres lieux, lAlcazar a sa petite mécanique.
Cette prostitution bon marché nest pas exclusivement féminine.


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